Archive for February, 2010

Rwandan beggars in the Congo

February 27, 2010

Here is an interesting article in French about Rwandan street children who regularly cross the border to the DRC looking for that next meal. Some of them are not even 10 and they live on the street, performing menial jobs or begging for a living. Paul Kagame’s response to the street children problem has always been to cover it up. Keeping the poor out of sight seems to be the approach Kagame’s government has taken.  In Kigali, the Rwandan capital, entire neighborhoods were bulldozed with an extremely short notice to the inhabitants and little or no compensation. The stated reason was to build better housing facilities. It was declared illegal to walk barefoot in Kigali. Those who can’t afford shoes have to rent plastic slippers before entering the squeaky-clean city. Tourists just love this. To the naked eye, Kigali looks cleaner than most cities in African, Europe or Asia. No beggars, no shanty towns, no visible poverty. In a sharp contrast, in the countryside people are suffering so much from poverty- largely government-induced – that even Kagame’s terror tactics against Rwandan people can no longer contain the visible signs of famine. While Kagame maintains that Rwanda doesn’t need food assistance from anyone, Rwandan children are reduced to becoming BEGGARS in the Congo in order to survive.

Les enfants de la rue rwandais affluent à Goma
(Agence Syfia 26/02/2010)

Attirés par les activités commerciales de Goma, la grande ville du Nord Kivu, de jeunes Rwandais traversent chaque matin la frontière qui sépare leur pays de la RD Congo pour tenter d’y gagner de quoi se nourrir. Ils s’ajoutent ainsi aux enfants de la rue congolais que les autorités et Ong ont bien du mal à prendre en charge.

Très tôt le matin des enfants rwandais se faufilent entre les maisons qui s’enchevêtrent le long de la frontière entre Gisenyi au Rwanda et Goma en RD Congo. Ils évitent ainsi les formalités douanières qui commencent à 7 h et sont de bonne heure dans cette ville, grand carrefour commercial du Nord-Kivu à l’Est de la RDC, où ils viennent chercher de quoi se nourrir. “Nous avons commencé à constater le passage régulier des enfants de la rue rwandais vers la ville de Goma l’année passée, avec le renforcement des liens entre les deux pays et la libre circulation des biens et des personnes.

Il nous est difficile de contrôler leurs mouvements, à l’entrée comme à la sortie, car peu sont ceux qui empruntent les voies autorisées”, indique André Masumbuko, agent du service des migrations à la frontière congolaise.

Petits boulots
Commerçants, transporteurs, porteurs et enfants de la rue, tous trouvent leurs comptes dans cette ville. Chaque jour, elle accueille un flux important de véhicules venus du port de Mombasa au Kenya et Dar es Salam en Tanzanie avec des marchandises de divers continents. C’est aussi là, principalement dans les dépôts du quartier de Birere, que sont déchargés les produits vivriers et manufacturés en provenance du Nord du pays et des villages voisins. Des biens qui seront ensuite acheminés vers les différents marchés du pays, du Rwanda ou du Burundi.
“Ici à Goma au moins nous trouvons à manger et nous rentrons à Gisenyi, au Rwanda, le soir avec un petit quelque chose grâce aux petits boulots que nous faisons. Chez nous il y a moins d’activités commerciales, les porteurs s’arrachent les colis entre eux et nous repoussent. Ils nous disent que ce n’est pas notre boulot”, déclare Buregeya, 11 ans, enfant de la rue rwandais. Les plus âgés lavent des voitures et des motos, transportent des colis … “Après un service, les gens nous donnent 100 ou 200 Fc (de 0,10 $ à 0,22 $). C’est avec ça qu’on se débrouille”, affirme Kazungu, âgé de 10 ans. Les plus jeunes, moins forts, abordent les passants, le regard implorant, miné par la faim. Si vous feignez de ne pas les voir, ils vous poursuivent de leurs jérémiades : “j’ai faim papa, j’ai faim…”.
Les enfants rwandais et congolais se confondent, ils sont habillés de la même façon et connaissent bien le swahili (langue la plus parlée à Goma). “Nous les reconnaissons seulement lorsqu’ils parlent entre eux en kinyarwanda (langue rwandaise)”, témoigne Alphonsine Masika, commerçante propriétaire d’un dépôt de vivres et produits manufacturés.

Freiner l’afflux
Le Commandant de la Police urbaine souligne que : “l’afflux des enfants rwandais est venu empirer la situation déjà précaire des enfants de la rue de la ville”. Deux centres d’hébergement prennent en charge depuis quelques années les enfants de la rue congolais : le centre CAJED (Concert d’Action pour Jeunes et Enfants défavorisés) situé à 5 km du centre-ville et le Centre Don Bosco, proche de Goma, appartenant aux missionnaires Salésiens. Mais faute de moyens suffisants, ceux-ci sont souvent abandonnés à eux-mêmes. “En 2009, avec nos petits moyens, nous n’avons pu accueillir que 125 locataires”, confie frère Mario, Responsable du Centre Don Bosco. La ville y va de ses initiatives aussi comme l’explique son Maire, Rachidi Tumbula : “L’année passée, avec le concours de la police urbaine j’avais déplacé un bon nombre d’enfants de la rue vers un centre que nous avions installé à Mushaki, village situé à 35 km de la ville, mais les Ong et certains organismes internationaux qui nous avaient promis leur concours n’ont pas respecté leurs promesses. Lorsqu’il y a eu coupure brusque de l’assistance en vivres, ces enfants ont regagné Goma”.
Pour les associations des droits de l’homme qui oeuvrent dans la province du Nord-Kivu, le gouvernement, avec l’aide des organismes internationaux et les Ong locales, devraient tout d’abord freiner l’arrivée des enfants, en collaboration avec le gouvernement rwandais, et ensuite récupérer ceux de Goma pour les initier à des métiers. “La tâche n’est pas des moindres mais avec de la bonne volonté et des efforts conjoints, on peut aboutir au résultat escompté”, conclut Maundu Djeton, activiste des droits de l’homme et Président urbain de la Socinoki (Société Civile du Nord-Kivu).

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